Un simple synopsis deja poste pour un concours sur un autre forum. Ca ne se revendique d'aucun totem en particulier, mais si vous avez des idees je suis preneur. Commentaires bienvenus.
A la recherche de Novembre rouge
Background En 2037, la forêt noire n’est plus située sur territoire Germanique. Enfin si, peut-être, si elle a survécu aux pluies acides de là-bas. Ce qui est sûr en revanche c’est qu’un autre lieu a pris le surnom. Il s’agit d’une forêt étendue située en Aquitaine et uniquement peuplée de chênes d’une espèce nouvelle dits « suinte-mort ». La sève des suinte-morts produit des émanations hautement toxiques pour les mammifères. Dans la seule zone de la forêt vierge de ces arbres malfaisants survit une petite communauté vivant en autarcie totale six mois par an, tant que les arbres sont feuillus. Quand vient l’automne et que les feuilles noircissent et tombent, formant de sombres tapis donnant leur surnom aux lieux, la communauté peut reprendre contact et commercer avec les humains de l’extérieur. Jusqu’au printemps suivant.
Introduction Nous sommes en Novembre et la forêt noire vient juste de perdre son toxique manteau chlorophyllien. Les Pjs sont chargés d’escorter un convoi de marchandises chargé de se rendre à la communauté vivant en son cœur. Une mauvaise surprise les attend à leur arrivée, puisque tous les membres de la communauté semblent s’être purement volatilisés. A leur place, deux bandes d’humains se partagent les lieux :
-Une bande d’adaptés ayant pris le renard comme emblème (totem du solitaire). Ils sont une dizaine, faiblement armés, et guidés par un chaman intelligent mais méfiant. Leur peau recouverte d’une substance orangée leur donne une allure inquiétante. Ils semblent s’être dispersés dans tout le village sans campement principal.
-Une bande de mercenaires survivalistes. Ils sont bien armés et apparemment nerveux. Leur chef est un grand maigre plutôt pragmatique, inquiétant avec ses cheveux blancs et yeux roses d’albinos.
Quand on les interroge sur ce qui est advenu de la communauté qui vivait là, les histoires divergent. Les militaires, qui disent être arrivés au village après les adaptés, accusent plus ou moins ouvertement les adaptés d’avoir tué les villageois pour une raison mystérieuse: plusieurs témoins affirment avoir vu des adaptés transporter des cadavres à la nuit tombée vers un lieu mystérieux les jours suivant leur arrivée. Les adaptés se défendent de cette accusation en soulignant que leur armement ridicule ne leur permettrait jamais de s’attaquer à une communauté de cette taille, un alibi à priori solide. Ils affirment que la communauté était déserte à leur arrivée : ils pensent, à mots couverts, que les mercenaires en ont massacré les habitants longtemps auparavant et sont revenus sur les lieux de leur forfait. Ils appuient notamment leurs accusations sur le fait que les militaires transportent un nombre suspect de masques à gaz…
La vérité La raison pour laquelle cette zone de la forêt est épargnée par les suinte-morts est la radioactivité de son sol : de l’ancien armement militaire hautement radioactif fut enterré là par des paramilitaires pendant l’apocalypse. A petites doses, les fondateurs de la communauté ont encaissés les effets néfastes des radiations depuis des années. Ces six derniers mois, coupés du monde par la barrière végétale et sans moyen de communication avec l’extérieur, ils sont morts à petit feu.
Les adaptés sont venus là à cause d’une vision de leur chaman, dans laquelle il voyait en ce lieu un très grand danger de nature inconnue. Quand ils sont arrivés et ont vu les cadavres, ils les ont regroupés et les ont « purifié » en les incinérant dans un grand charnier quelque part dans la forêt. A présent le chaman, indécis entre le sentiment d’être arrivé trop tard et l’impression d’avoir encore une mission à accomplir en ces lieux, attend un signe. Qui ne vient pas.
Les mercenaires, eux, alléchés par l’appât du matériel militaire planqué ici, se demandent si quelqu’un n’a pas touché le magot avant eux. Ils fouilleront toute la forêt s’il le faut plutôt que de renoncer. Entre les deux groupes, une tension croissante s’installe…
Le meilleur moyen de dénouer cette affaire et de retrouver le cartographe : cet individu est celui qui a convaincu les militaires de se rendre en forêt noire pour récupérer le matériel perdu. Il les quitté le lendemain de leur arrivée à la communauté, craignant qu’on le supprime maintenant qu’il ne leur était plus utile et espérant trouver le matériel avant eux. Il erre dans les environs du village comme un charognard. Toutes ses cartes et son matériel sont planqués dans une baraque du village.
Les Pjs ? Une situation complexe pouvant dégénérer en un conflit sanglant, du matériel hautement dangereux planqué on ne sait où, un charnier grouillant de vermine, un chargement de marchandises qu’il faudrait troquer avec l’un des deux partis avant d’attirer les convoitises, et surtout, surtout ne pas trop s’attarder sous peine de ressentir les premiers effets des radiations…Les Pjs ont beaucoup à perdre, peu à gagner, et pourraient laisser beaucoup de plumes en route…Du Vermine classique en quelque sorte !